• Chapitre 10

    Au fil des mois d’entraînements, Alys était devenue plus forte, plus agile. C’est avec une lueur de détermination dans le regard qu’elle se battait en ce moment-même à l’épée contre Leora. Maika arbitrait le combat entre les deux femmes, ravie que sa jeune apprentie arrive enfin à tenir tête à sa seconde. Leora n’était pas du genre à faire de cadeaux et ne laissait pas la moindre chance à la jeune fille à la tresse. Lors de leurs premiers affrontements, Maika avait dû à de nombreuses reprises intervenir pour arrêter leurs combats afin que l’apprentie n’en ressorte pas trop blessée. Mais c’était tout ce dont Alys avait besoin pour se surpasser. Un adversaire redoutable, sans pitié et qui la charriait sur sa faiblesse. Mais également une femme qu’elle admirait. Une étrange relation était née entre les deux jeunes combattantes, une relation qui mêlait sarcasme, dispute, respect et même amitié.

    Alys repassa à l’attaque, encouragée par ses derniers coups fructueux. Leora para, puis attaqua également. Elles étaient toutes les deux à bout de souffle et couvertes de sueur. Elles échangèrent encore quelques coups lorsque Leora arriva à désarmer son adversaire. L’épée tomba au sol dans un bruit mat, annonçant la fin du combat.

    - Bon sang ! J’y étais presque cette fois ! S’exclama Alys, déçue et contrariée.

    - Presque ? La railla Leora. Je ne me suis pas donné à fond, tu sais.

    Malgré ses paroles, la fille aux cheveux rouges avait bien du mal à récupérer son souffle.

    - Tu t’es bien battue, remarqua Maika. Tes progrès sont époustouflants, Alys. C’est comme si tu étais née pour tenir une épée en main.

    Alys rangea son épée, encore frustrée par cette énième défaite. Pourtant, elle savait que tenir tête à la seconde de l’armée de Katenze était déjà une victoire. Mais c’était plus fort qu’elle, Leora restait sa rivale. A sa grande surprise, celle-ci lui tendit la main.

    - C’était un beau combat, reconnut-elle.

    Alys serra la main tendue, heureuse de ce geste de reconnaissance.

    - Peut-être que dans dix ans, tu arriveras à me désarmer !

    Elle fit un clin d’œil et sortit de la salle. Alys leva les yeux au ciel, mais Maika avait le sourire aux lèvres.

    - C’est sa manière de te féliciter, remarqua-t-elle. Elle t’apprécie beaucoup, tu sais.

    - Je pense dans tous les cas qu’elle me déteste un peu moins qu’à notre première rencontre.

    Alys se changea rapidement, puis suivit son amie à l’extérieur.

    - Kyo est à nouveau venu me parler ce matin, raconta Alys sur le chemin.

    Sa relation avec le prince héritier était également étrange. Depuis qu’elle avait repoussé ses avances en le giflant, elle avait craint qu’il ne se venge d’une manière ou d’une autre. Mais l’annonce de la pendaison de la famille royale d’Edior l’avait sans doute convaincu de la laisser tranquille un petit temps. Alys avait en effet été ravagée par cette nouvelle. Elle s’était enfermée dans sa chambre pour pleurer pendant des jours. Puis, une lueur d’espoir était apparue. Tous les récits concordaient sur le fait que seul le roi et la reine avaient été pendus publiquement. Et bientôt, il fut confirmé que Syla, son frère aîné, avait réussi à s’échapper. Cette nouvelle avait réveillé Alys. Elle retrouva la motivation de continuer son entraînement. Elle se consacra entièrement à cet apprentissage avec un seul but. Pouvoir retourner auprès de son frère et l’aider du mieux qu’elle le pouvait à reprendre leur royaume.

    - Il tourne de nouveau beaucoup autour de toi, remarqua Maika en fronçant les sourcils.

    - Oui. Ses conversations sont toujours aussi soutenues et agréables. Mais quelque chose a changé dans son regard.

    - Méfie-toi de lui. J’ai entendu des histoires sur ce qu’il fait dans certains établissements… Ce ne sont que des rumeurs, et en tant que capitaine des gardes je ne devrais pas dire de mal du prince mais…

    - Ne dis rien dans ce cas. J’ai également entendu ces rumeurs. Dans quelques mois, on risque bien de se retrouver avec un paquet de bâtards sur les bras.

    Les deux femmes rirent brièvement, avant de se séparer, Maika devant retourner à son travail. Alys traversa une cour lorsqu’elle remarqua qu’un groupe d’écuyers s’entraînaient également au combat à l’épée. Elle s’arrêta un instant pour observer le duel en cours. Deux jeunes hommes en armures légères et casques se battaient à l’épée. Autour d’eux, la petite foule qui s’était formée, assoiffée de combats, encourageait son favori. L’un des deux, visiblement le moins aimé vu les exclamations du public, finit par enchaîner trois coups d’affilée qui firent perdre l’équilibre à son opposant. La lame se retrouva alors sous sa gorge, signifiant la fin du combat. Les deux combattants se serrèrent brièvement la main. Ensuite, le gagnant, n’accordant pas à un regard à la foule, retira son casque. Alors qu’Alys allait reprendre son chemin, elle se figea, l’observant avec plus d’attention. Non, ce devait être elle qui se faisait des idées. Mais le garçon marcha droit vers la foule, ou du moins vers une personne en particulier qui semblait le féliciter avec un grand sourire, et Alys n’eut plus aucun doute. Il s’agissait des jumeaux brigands qui l’avaient un jour lointain enlevée. Mais ils ne ressemblaient pas aux jumeaux de ses souvenirs. Elle se souvenait de deux petits garçons gringalets, portant des armures dépareillées et des armes trop grandes pour eux, avec des cheveux sales et décoiffés. Les jumeaux devant ses yeux étaient maintenant clairement des adolescents, bien qu’ils faisaient encore plus jeunes que leur âge. Celui qui s’était battu portait une armure et une épée à sa taille. Leurs cheveux étaient coupés, bien qu’encore plutôt décoiffés, et propres. Alors qu’un autre combat d’entraînement commençait et que les jumeaux s’éloignaient, Alys se dirigea droit vers eux pour les rattraper.

    - Kyuu ? Roku ?

    Les jumeaux se tournèrent en même temps vers elle.

    - Votre Altesse ! S’étonna celui aux vêtements normaux avant de lui adresser un sourire.

    - Vous avez changée ! S’étonna l’autre.

    - C’est à moi de dire ça ! Regardez, vous avez ma taille à présent !

    - Je pense qu’on vous dépasse, remarqua le jumeau en armure en évaluant sa hauteur avec la main.

    Alys souriait. On aurait dit de vieux amis d’enfance qui se retrouvaient. Elle avait passé du temps avec eux, à un moment très difficile de sa vie, et elle se rendait compte encore à présent à quel point elle avait apprécié la compagnie des jumeaux, de Kaito, et même de Yohio et de Shirosaki.

    - Mais… Qu’êtes-vous devenus ? Je ne vous ai jamais vus aux cuisines…

    - On n’y est pas resté longtemps, avoua le garçon aux habits ordinaires. Meiko nous a d’abord mis de corvées vaisselles et épluchages.

    - Gakupo est passé sur l’ordre de Kaito. Il a expliqué la situation à Meiko, qui s’est arrangée pour qu’on devienne écuyers d’un chevalier. Apparemment, elle connaît bien Kaito.

    Alys avait un peu du mal à comprendre la logique derrière cette histoire. Mais surtout, elle fut étonnée qu’ils aient encore eu des contacts avec des brigands.

    - Comme on savait déjà s’occuper de chevaux et manier des armes, être écuyers ne nous a pas posé de soucis, et on a pu continuer à s’entraîner.

    - Vous prévoyez de devenir chevaliers alors ? Demanda naïvement Alys.

    - Hein ? Non. Quand Kaito viendra nous chercher, on repartira avec lui évidemment.

    Le sourire d’Alys s’était crispé. Que venait-il de dire ?

    - Mais… Je vous ai sauvés de tout ça ! Vous êtes devenus écuyers d’un chevalier de Katenze ! Vous pourriez devenir vous-mêmes chevaliers ! Vous vous rendez compte de la chance que vous avez ?

    - Eh, on a jamais dit qu’on voulait de tout ça, remarqua le garçon en armure d’un air désagréable, et cette fois Alys reconnut à coup sûr Kyuu.

    Roku semblait plus gêné, se rendant sans doute compte de la position dans laquelle elle se trouvait.

    - On vous est très reconnaissant de ce que vous avez fait pour nous. Mais notre but dans la vie est de servir Kaito.

    - Il ne viendra peut-être même pas vous chercher !

    - En réalité, on échange encore des messages avec lui grâce son faucon, avoua Roku. Il est très curieux de ce qui se passe à Katenze. Il nous demande même des nouvelles de vous !

    Peut-être avait-il espéré qu’elle soit heureuse d’apprendre cet intérêt, mais cela eu tout l’effet inverse.

    - Donc en plus vous êtes des espions ?! J’ai plaidé en votre faveur, et vous trahissez Katenze qui vous a recueillis sans aucune honte ?!

    Roku sembla à court de mot. Il jeta un regard désespéré à son frère.

    - Et alors ? Reprit Kyuu d’un air froid. Qu’est-ce que ça peut vous faire, qu’on compte les trahir ? D’après ce que j’entends, vous n’êtes pas non plus très attachée à ce royaume. Ou alors, ces histoires d’entraînement sont du pipeau et vous comptez rester l’otage de Katenze jusqu’à la fin de vos jours ?

    - Ce n’est pas la même chose, répondit Alys en serrant les points. Vous n’êtes pas dans ma situation. Et si vous vous faites prendre, j’en payerai le prix aussi ! Alors si, je me sens concernée par votre trahison !

    - Et qu’allez-vous faire ? Répliqua l’aîné des jumeaux, visiblement énervé par cette discussion. Vous allez nous dénoncer ?

    Ils s’affrontèrent du regard quelques secondes. Les dénoncer serait la solution la plus sûre pour Alys. Avait-elle une raison de prendre leur défense ? Elle l’avait à peine revu depuis cinq minutes que Kyuu l’énervait déjà, et même Roku la décevait. Elle était tellement persuadée qu’il profiterait de cette chance pour changer de voie. D’ailleurs, d’où venait une telle loyauté envers Kaito ? Elle se tourna vers le plus jeune.

    - Tu n’avais rien d’un brigand. Je peux comprendre que tu étais reconnaissant envers Kaito de t’avoir recueilli, mais je t’ai aussi sauvé et donné une autre chance. Alors pourquoi es-tu à ce point attaché à lui ?

    Elle repensa alors à une remarque que Yohio avait faite, un soir au milieu les bois.

    - Tu es amoureux de Kaito ?

    - Hein?! S’exclama Kyuu. Non seulement vous m’ignorez, mais si c’est en plus pour sortir des absurdités…

    Mais Roku, les joues rosies, vérifiait que personne ne les entendait.

    - Peut-être un peu, avoua-t-il. J’aime beaucoup Kaito. Mais je n’ai pas besoin de plus. Je sais bien qu’il n’est pas du genre à se poser avec quelqu’un alors alors simplement rester à ses côtés me suffit.

    - Je t’ai déjà dit que ce n’était pas de l’amour, s’énervait Kyuu. C’est de l’admiration. Moi aussi je veux être utile à Kaito et rester à ses côtés !

    - Si j’étais toi je m’inquiéterais Kyuu, c’est peut-être bien de l’amour, le railla Alys.

    - Pas du tout ! Et je vous trouve mal placée pour dire ça, vous l’avez dévoré des yeux pendant tout le voyage !

    - Pas du tout ! Se défendit à son tour Alys, les joues néanmoins roses.

    Elle était inquiète. Cela s’était donc vu à ce point ?

    - C’est une princesse, Kyuu, remarqua Roku. Elle ne peut pas tomber amoureuse d’un brigand.

    La princesse en question fut, pour une raison ou une autre, bien trop agacée par cette remarque.

    - Aah, on était en train de parler de trahison et de dénonciation, reprit Kyuu en soupirant. C’était grave ! Pourquoi on se retrouve à parler d’amoureux ?

    Sans pouvoir s’en empêcher, Alys pouffa de rire. C’était vrai, c’était ridicule. Elle fut suivie par Roku, et même Kyuu eut un petit rire. Il se reprit néanmoins bien vite.

    - Mais donc, vous comptez nous dénoncer ou non ?

    - Je ne sais pas. Donnez-moi une raison de ne pas le faire ?

    - Kaito veut vous emmener avec nous, déclara précipitamment Roku.

    - Roku ! S’offusqua son aîné en se tournant vers lui, surpris. On devait attendre le signal pour l’approcher à ce sujet !

    - Mais si elle nous dénonce, tout tombera à l’eau, remarqua le cadet.

    - Elle ne nous aurait pas dénoncés, elle n’en est pas capable !

    - Je te demande pardon ? S’offusqua à son tour Alys. Un conseil, ne me tente pas trop. Je ne suis plus la femme faible d’il y a un an !

    Elle reposa son attention sur Roku. Son cœur s’était mis à battre plus vite, mais elle fit tout son possible pour ne pas montrer le trouble et l’envie que lui inspirait cette proposition.

    - Et pourquoi Kaito voudrait-il m’emmener ? Désire-t-il à nouveau une rançon ?

    - Oui. Parce qu’il sait que vous avez tout à y gagner également. Il souhaite vous aider à vous enfuir, afin de rejoindre votre frère Syla à Voline.

    C’était tout ce dont Alys rêvait. La seule question qui lui venait à l’esprit était « Quand partons-nous ? », mais elle se contrôla.

    - Je dois y réfléchir.

    - A quoi devez-vous réfléchir ? Demanda Kyuu d’un ton désagréable. On vous propose de vous libérer de Katenze, de retourner auprès de votre frère et de revoir l’homme de vos fantasmes par la même occasion.

    - Tu ne comprends pas ma position.

    - Vous dites toujours ça, grommela l’aîné des jumeaux. Expliquez-nous alors !

    - Une princesse ne devrait pas faire d’accord avec un groupe de brigands. Surtout si vous comptez m’apporter à mon frère en échange d’argent. J’ai un honneur à défendre ! Je te l’ai dit, je ne suis plus la jeune femme faible d’autrefois !

    Kyuu leva les yeux au ciel.

    - C’est si compliqué, vos histoires de nobles, remarqua-t-il. Je suis bien content de ne pas en être un. Je serais près à m’associer à tous les brigands ou à me vendre pour n’importe quelle rançon si ça me permettrait de retrouver mon frère.

    - Et si votre frère vous demandait lui-même de nous suivre ? Intervint Roku.

    - Je ne peux croire que mon frère me laisserait entre les mains de brigands…

    A son plus grand étonnement, Roku sourit.

    - Ne nous dénoncez pas, Votre Altesse. Nous enverrons une lettre à Kaito pour l’informer de la situation. Il vous écrira en personne pour mieux expliquer les termes de notre arrangement.

    ***

    A Voline aussi, les entraînements se poursuivaient. Dans la cour principale, la princesse Miku se battait en personne à l’épée contre son ami, Len. Le jeune garçon se débrouillait déjà bien, mais Miku souhaitait qu’il s’entraîne encore et encore. Tout comme Rin, qui attendait son tour sur le côté. Ayant comme meilleure amie une des meilleures épéistes de Voline, la jeune fille blonde avait déjà appris les bases du combat à ses côtés. Mais elle n’avait jamais vraiment aimé se battre, laissant ce plaisir à son jumeau. Cependant, Miku avait insisté pour qu’elle reprenne les entraînements également. Une nouvelle guerre se rapprochait, dans laquelle Voline sera inévitablement impliquée, et sa plus grande crainte était de voir des êtres chers mourir sous ses yeux.

    Alors qu’elle mit fin au combat du jeune blond, la princesse remarqua qu’une personne particulière les observait. Il s’agissait de son fiancé, Syla. Ce dernier s’avança aussitôt vers elle d’un air décidé.

    - Vous êtes très pédagogue, remarqua-t-il simplement. Et vous êtes très douée !

    - Merci, se contenta de répondre humblement la princesse.

    - Pourrais-je également m’entraîner avec vous ?

    Miku l’observa d’un air perplexe. Elle ne voyait pas l’intérêt de ce combat. Il était évident que le jeune homme ne pourrait se donner à fond contre elle. Il était l’invité de Voline, elle en était la princesse. Sans oublier qu’elle était sa fiancée. Néanmoins, il serait sans doute impoli de refuser.

    - D’accord.

    Les deux adversaires se mirent en position, leur épée en main. Len avait rejoint sa sœur sur le côté, tous deux observant la scène d’un air curieux.

    - A vous l’honneur, l’encouragea galamment Syla d’un signe de tête.

    Miku ne se fit pas prier et passa à l’attaque, son épée fendant l’air avec précision. Son opposant para la lame, la contourna et tenta un coup puissant. Surprise, Miku dut faire appel à toute son agilité pour l’esquiver. Elle recula de quelques pas, surveillant son adversaire.

    - Vous semblez surprise, remarqua Syla avec un sourire mystérieux en tournant autour d’elle.

    - Je ne m’attendais pas à ce que vous y alliez si franchement, avoua-t-elle, restant sur ses gardes.

    - Ne pas y aller franchement contre la princesse de Voline, l’épéiste si renommée ? Je ne suis pas fou ! S’exclama le jeune homme sans perdre son sourire.

    C’est lui qui retourna le premier à l’attaque. Miku para son coup et tenta à son tour une riposte. Très vite, une foule s’était formée autour de ce combat si inattendu et dont l’issue semblait incertaine. Syla pourrait vouloir leur prouver qu’ils avaient raisons de placer leurs espoirs en lui, qu’il était un bon combattant et méritait de reprendre son trône. Miku quant à elle pourrait vouloir montrer à son peuple qu’elle était toujours la meneuse en laquelle ils croyaient. Mais en réalité, en ce moment-même, les deux adversaires se sentaient coupés du monde. Ils étaient seuls, l’un face à l’autre. Et ils se battaient pour eux-mêmes. Les lames s’entrechoquaient, les deux combattants semblaient danser l’un autour de l’autre, s’observant, se jugeant, se testant. Reconnaissant mutuellement leur valeur.

    Personne ne sut qui serait finalement sorti vainqueur de ce combat. Mikuo intervint sans ménagement, interpellant assez froidement Syla. Visiblement, il semblait désapprouver cet affrontement, mais il avait une raison plus importante qui l’avait conduit ici. Il ne fit donc aucune remarque. Pour l’instant.

    - J’ai besoin de toi pour écrire une lettre, expliqua-t-il.

    - Très bien.

    Syla rangea son épée. Miku hésitait à protester, voulant faire remarquer à son frère qu’ils les avaient interrompus en plein combat, mais à ce moment Syla se retourna vers elle, plongeant son regard dans le sien.

    - Je suis heureux que nous soyons dans le même camp.

    Il la salua d’un signe de tête, puis suivit le roi hors de la cour pendant que la foule autour d’eux se dissipait. Il se tourna une dernière fois vers la princesse, un sourire étirant à nouveau ses lèvres. Et, sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi, Miku lui sourit en retour.

    Chapitre 11 >>


  • Commentaires

    1
    Mercredi 16 Mai à 20:55

    Je trouve intéressant la façon dont Alys évolue dans la fiction. Ça se ressent particulièrement dans ce chapitre. Comme elle dit, elle n'est plus une fille faible. On le voit même dans ses interactions avec Leora. J'ai hâte de voir ce que ça va donner.
    Un point que j'aime bien aussi, je vais essayer de l'expliquer... Tu as introduit Leora assez récemment dans la fiction, et pourtant, on a déjà l'impression de bien la connaître, et ses relations avec les autres personnages sont déjà bien définies. C'est assez fort d'introduire et de rendre agréable un personnage aussi vite.

    J'aime bien aussi le passage avec Kyuu et Roku. Il y a pas mal de dialogues, ça apporte plus de fluidité, je trouve. Et je serai intéressé de découvrir plus leur histoire avec Kaito, ça pourrait être intéressant.

    Ce chapitre se concentre pas mal sur les relations entre les personnages. J'étais aussi étonné de ne pas voir l'intrigue autour de l'héritier, mais ça sera sûrement pour plus tard. Il faut parfois un peu plus de calme et de préparation avant un chapitre avant plus d'action.

    En résumé, un chapitre agréable pour redémarrer tranquillement l'intrigue. C'est toujours bien écrit, tu as un bon vocabulaire.

    Sinon, je pense que c'est tout... En tout cas, c'est tout ce que j'ai en tête pour le moment xD

    (Aussi, je trouve ta fiction très inspirante... A chaque fois que je termine un chapitre, ça me redonne de l'envie pour avancer dans la mienne... C'est peut-être bête à dire, mais c'est très agréable ^^)

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